Chants



Debout les Paras

I

Debout, les paras, il est temps d' s'en aller,
Sur la route au pas cadencé.
Debout les paras, il est temps de sauter,
Sur notre patrie bien-aimée.
Dans les prés, dans les champs,
Les pépins dans le vent,
La mitraille accompagnera nos chants.

Refrain

Parachutiste, vois le ciel est clair
Serre les dents, il est temps de sauter.
Le stick est prêt, le stick est prêt,
Tout le monde ira, tout le monde ira.
Pas un ne se, pas un ne se, dégonflera.
Parachutiste, vois le ciel est clair,
Serre les dents, il est temps de sauter.

II

Pour venir avec nous, pas besoin d'être gros,
Il suffit d'avoir du culot.
Pour venir avec nous, pas besoin d'être grand,
Il suffit d'avoir un peu de cran.
C'est trop dur vous direz,
C'est trop fort vous penserez,
Allons donc un peu de bonne volonté.

III

Allons, les copains, avec tout le barda,
Dans l'avion qui mène au combat.
Surtout les copains, n'oubliez pas le pépin,
Car là-haut y a pas de magasin.
Mais ne vous en faites pas,
Même s'il ne s'ouvre pas,
On se retrouvera quand même tous en bas.

Le Volontaire


Qu'est-ce que je suis sur cette terre,
un homme qui est prêt à mourir.
Un homme qu'on appelle volontaire,
Qui sait servir et sait mourir.
Et que m'importe cette vie,
Pourvu qu'elle serve à mon idée.
Et que m'importent toutes ces filles,
Que j'nai jamais su aimer.

Elle était blonde, elle était belle,
Et puis un jour elle est partie.
En emportant tout derrière elle,
Mon coeur, mon chagrin et ma vie oui, ma vie.
Et quand je partirai en guerre,
Le coeur triste toujours devant.
Je penserai encore à elle,
Avant d'crever pour l'régiment.

O femme qui est restée fidèle,
Ecoute ce chant et réfléchis.
Ne brise pas d'un coup de tête,
Un amour et toute une vie.
Pense à ce pauvre volontaire,
mort pour se libérer.
Pense aussi qu'il était fier,
Et qu'c'est une femme qui l'a tué.

Le Chant des Partisans



Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne?
Ohé ! Partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir, l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades !
Ohé ! Les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé ! Saboteur, attention à ton fardeau, dynamite !

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères !
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère !
Il est des pays où les gens aux creux des lits font des rêves!
Ici, nous vois-tu, nous on marche, nous on tue, nous on crève.

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait, quand il passe.
Ami si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez compagnons dans la nuit la liberté vous écoute.

 
 
Auteur : Maurice Druon et Jospeh Kessel
Compositeur : Anna Marllys
Origines : Ce chant est celui de la résistance, il a été interprété dès 1943
La Prière du Para

I

Mon Dieu, donne-moi la tourmente,
Donne-moi la souffrance,
Donne-moi l’ardeur au combat.
Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi la tourmente,
Donne-moi la souffrance,
Et puis la gloire au combat, et puis la gloire au combat.

II

Ce dont les autres ne veulent pas,
Ce que l’on te refuse,
Donne-moi tout cela, oui, tout cela.
Je ne veux ni repos, ni même la santé
Tout ça, mon Dieu, t’est assez demandé.

III

Mais donnes-moi, mais donnes-moi,
Mais donnes-moi la foi
Donne-moi force et courage,
Mais donnes-moi la foi, donnes moi force et courage,
Mais donnes-moi la foi
Pour que je sois sur de moi !

 

Auteur : Aspirant Zirnheld, SAS

Compositeur : Ce chant est interprété sur l’air de la Marche de la Garde consulaire à Marengo

Origines :  Cette prière fut trouvée sur le corps de l’Aspirant Zirnheld, tué en 1942, en Libye. Elle avait été écrite en 1938, alors qu’André Zirnheld était professeur de philosophie au lycée de Tunis. Elle fut mis sous forme de chant par l'élève-officier Bernachot