Chants
Le chant des marais
Loin vers l’infini s’étendent
Des grands près marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.
REFRAIN
O, terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.
Dans le camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au millieu d'un grand désert
Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.
Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira
Libre enfin, ô ma patrie,
Je dirai tu es à moi.
REFRAIN
O, terre d’allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer.
Le chant des marais
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Un Chant qui marque
Le Chant des Marais vu par "CPS_30"
Cela me rappelle lorsque j'étais stagiaire à l'Escadron de Formation des Fusiliers Commandos et Maîtres Chien (EFFC-MC) à Nîmes
QUE DE BONS SOUVENIRS
"CPS_30"
Anecdote sur le Chant des Marais par "Dalma 6"
Loin vers l’infini s’étendent ces grands prés marécageux, l’Indochine vaste, le mystère, l’inconnu.
Au terre de détresse ou nous devons sans cesse pioché, pioché, l’enfermement, la souffrance, l’humiliation des camps viets.
Pas un seul oiseau ne chante sur les arbres secs et creux à l’image de ces arbres, les prisonniers sont décharnés, mués.
Mais un jour dans nos campagnes le printemps refleurira. Quelqu'un se lèvera pour dire ce que nous endurons dans ces camps.
Libre enfin au ma patrie je dirais tu es à moi, avant, je passe à l’épouillage et à l’humiliation, encore, cette fois se sont les miens qui m’avilissent.
Au terre d’allégresse où nous devons sans cesse aimer, aimer. Le retour, revoir les miens, garder les bons souvenirs, effacer le reste, repartir, RECROIRE.
Je
ne sais pas à qui ce chant est dédié qui en est l'auteur mais voilà
l’écris que je retrouve à la fin du livret militaire de mon héros à
moi, il n’y a pas de référence ni de N° seulement ces quelques phrases.
J’ai
chanté le champ des marais à L’EPI et ailleurs , en marchant ou après
une veillée bien arrosée ou le cœur parle sans retenue. Les plus belles
voix s’élèvent tremblantes, sublimes, en chatouillant les pieds de
ceux, la haut, que ça réveillent, ils tendent l’oreille, versent une
petite larme et se gaussent en disant, putain ils sont bien ces petits, notre mémoire et nos traditions sont bien gardées.
"Dalma 6"
Il y fut chanté quelques jours plus tard devant près de 1000 détenus, qui en reprirent aussitôt le refrain.
Avant même le déclenchement de la guerre, il était connu, parfois sous des variantes, en Europe entière, chanté dans les prisons et camps d'internement de France créés par le régime de Pétain.
Il illustre à jamais les premières ténèbres concentrationnaires, la souffrance des "bagnards des marais", leur refus de l'avilissement. Il délivre un Message, une exhortation.
Chant de détresse et pourtant de résistance, de dignité et d'espérance, le Chant des Marais est né de la boue dans laquelle la barbarie nazie voulait anéantir des hommes.
La FNDIRP en livre l'histoire afin que nul n'oublie, afin que tous veillent.
Source: http://www.fndirp.asso.fr/chantdesmarais.htm